Lors de ces dernières années, j’ai pu être confrontée, à travers de nombreuses patientes, à cette pathologie encore bien méconnue de tous. Dans un souci de connaissances, je me suis alors intéressée puis finalement spécialisée dans cette maladie gynécologique chronique et récidivante, qui tend, par le biais de diverses associations de patientes, à se faire connaitre.

 

 

Qu’est-ce que l’endométriose ?

 

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas 

fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. 

Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. 

Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus  provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. 

Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

L’endométriose est une maladie complexe. A ce titre, certains professionnels avancent le fait qu’il n’y a pas une mais « des » endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre…

 

 

Quelles sont les personnes concernées ?

 

L’Endométriose touche potentiellement toutes les femmes réglées, en âge de procréer.

L'endométriose est une maladie gynécologique globalement incomprise. Si son mode de 

survenue et de développement est à peu près compris, son étiologie, son évolution, sa 

physiopathologie font encore l'objet d'investigations. 

Rappelons qu’encore actuellement cette pathologie est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes.

On compte actuellement 180 millions de femmes dans le monde et environ 1 femme sur 7 en France.

 

 

Quels en sont les symptômes ?

 

Ils peuvent être multiples et liés à la localisation de la maladie, chroniques ou périodiques, ou totalement absents dans les formes asymptomatiques. 

Le symptôme le plus courant de l’endométriose sont les règles douloureuses (dysménorrhée), douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), douleurs pelviennes fréquentes, défécation douloureuse, difficulté pour uriner (dysurie), douleurs abdominales (ombilicales …), douleurs pelviennes ou lombaires pouvant irradier jusque dans la jambe (cruralgie), …

L'Endométriose peut également entraîner, dans certains cas, de l’infertilité.

 

 

La prise en charge des patientes

 

Cette maladie peut avoir un impact important sur la qualité de vie de par ses symptômes, il est donc très important qu’un suivi pluridisciplinaire (médical, psychologique…) se mette en place autour de la patiente.

 

 

Les différents traitements médicaux

 

Il n’existe pas aujourd’hui de traitements définitifs de l’endométriose, même si la chirurgie et l’hormonothérapie peuvent endiguer l’évolution de cette maladie durant plusieurs mois ou années selon les cas.

L’endométriose est considérée comme une maladie hormono dépendante. … Les spécialistes s’accordent donc pour dire que le traitement de base consiste à empêcher la survenue des règles (rappelons que les lésions d’endométrioses disséminées sur les organes vont saigner et créer de micros hémorragies en même temps que les règles). Ainsi, donner une pilule en ontinu ou poser un stérilet libérant des hormones permet à certaines femmes de ne plus souffrir et de vivre normalement.

Lorsque cela ne suffit pas à soulager la patiente, le traitement peut être chirurgical. Cela sera alors décidé en concertation avec l’équipe médicale, au regard de ce que vit cette dernière au quotidien, de ses antécédents et au vu de son désir de grossesse.

 

 

Le rôle du psychologue

 

Au-delà des douleurs physiques, l'endométriose peut générer une véritable souffrance 

psychique. Face à l'errance diagnostique et aux traitements médicaux lourds, confrontées à des difficultés pour avoir un enfant, les femmes atteintes d’endométriose peuvent ressentir le besoin, à un certain moment, de consulter un psychologue. 

Ce besoin ne s’éprouve pas forcément à l'annonce du diagnostic d'endométriose car elles se sentent, dans un premier temps, soulagées de mettre un mot sur leurs douleurs et/ou 

leur infertilité. Le besoin de parler de la maladie et de ses conséquences peut venir plus tard. 

 

 

Si tel est le cas, le rôle du psychologue sera, alors, de les accompagner, de les soutenir dans leur démarche d’acceptation de cette maladie ; l’objectif  étant de travailler ensemble dans le but d’atteindre un mieux être psychique.

 

 

Pour plus d’informations, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'association EndoFrance: http://www.endofrance.org/

Athina GARINO

Psychologue - Psychothérapeute

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