
TDAH enfant à Nice
Le TDAH ne se voit pas toujours là où on l’attend. On l’imagine volontiers sous les traits d’un
enfant agité qui ne tient pas en place — mais il se glisse tout aussi souvent dans une distractibilité
permanente, une hypersensibilité, une faible tolérance à la frustration, des débordements
émotionnels ou un épuisement familial qui finit par occuper tout l’espace.
Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité ne se résume ni à un enfant «
turbulent » ni à un simple manque de cadre. Derrière les conflits répétés, il y a souvent un enfant
en difficulté, des parents épuisés et un quotidien devenu source de tensions, d’incompréhensions
et de découragement.
L’enfant ne fait pas « exprès » d’oublier ou de couper la parole, par exemple. Même s’il ne faut
pas renoncer au cadre, celui-ci doit être pensé autrement, à partir d’une compréhension fine de son fonctionnement, de ses fragilités et de ses ressources.
Selon moi, ce trouble ne constitue pas un domaine à part, isolé du reste. Au contraire, il traverse
l’ensemble de ma pratique, incluant l’attachement, la régulation émotionnelle, l’estime de soi et le
lien parent-enfant.
C'est là qu'intervient la guidance parentale.
Elle ne consiste pas à apprendre aux parents à être "parfaits" ni à leur expliquer ce qu'ils auraient dû faire. Elle vise à mieux comprendre le fonctionnement de leur enfant, à repérer ce qui alimente les tensions, à ajuster certaines réponses éducatives et à retrouver un cadre plus lisible.
C’est un espace pour souffler, sortir de la culpabilité et prendre du recul sur ce qui épuise le
quotidien.
Je tiens à proposer un accompagnement à la fois concret et personnalisé à chaque famille. Concret, parce que les parents ont besoin d’outils utilisables dans le quotidien. Personnalisé, parce qu’aucune stratégie éducative n’a de sens si elle ne tient pas compte de l’histoire de l’enfant, de la dynamique familiale et des vulnérabilités en présence.
Dans ce travail, je m’appuie notamment sur les principes du programme Barkley, approche de
référence dans l’accompagnement des familles d’enfants présentant un TDAH.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne ingérable pour consulter. Lorsque les
colères, l’épuisement parental, les tensions à la maison ou les retentissements scolaires prennent
trop de place, il devient important de ne pas rester seul avec ce quotidien.
Le plus difficile n’est pas toujours le TDAH lui-même mais ce qu’il finit par installer dans la vie familiale.
Pouvoir déposer ce vécu, le comprendre autrement et retrouver quelques repères peut
déjà permettre à chacun de respirer un peu mieux.